Un site archéologique à Aix-en-Provence et l'Université d'Avignon.



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Forum « Archéologie : médiations et réseaux » : les 17 et 18 octobre 2008

L'université d'Avignon organise un Forum consacré à la mise en   valeur de l’archéologie, les 17 et 18 octobre 2008. Ce forum aura lieu à l'Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ainsi qu'à Aix-en-Provence. En fait, cet événement réunit non pas une, mais deux manifestations avec d'une part, du 14 au 16 octobre 2008, une formation professionnelle avec des ateliers de formations et d'autre part, un forum ouvert à tous, les 17 et 18 octobre 2008.




Un Forum ouvert à tous pour favoriser la médiation de l'archéologie

Le Forum « Archéologie : médiations et réseaux » traite de la mise en   valeur du patrimoine archéologique et de sa valorisation touristique. Il interrogera d’abord les médiations de l’archéologie dans les   médias, les musées et les sites sous l’angle des valeurs qu’elles participent à  transmettre. Il engagera ensuite une réflexion sur le fonctionnement   en réseau des sites et acteurs de la diffusion de l’archéologie.
Le forum est ouvert à toutes les personnes concernées par la diffusion  de l’archéologie : médiateurs exerçant leurs fonctions dans des lieux  de diffusion, archéologues s’intéressant à la médiation du patrimoine,   chercheurs en communication, étudiants se destinant aux métiers du  patrimoine et de la diffusion des savoirs.

Cet événement est organisé avec le concours de la Région Provence-Alpes-Côte- d'Azur.



Interview de Céline Schall, chargée de la communication du Forum

Céline Schall, pourquoi avoir choisi le thème de la médiation en archéologie pour ce forum ?

C.S. : D'abord, la médiation du patrimoine archéologique soulève certaines questions avec intensité : l’archéologie est une discipline scientifique entretenant des rapports étroits avec le rêve et l’imaginaire, et la diffusion de ses résultats auprès du public, la communication du patrimoine archéologique se traduisent souvent par des reconstitutions interprétées ou parfois même entièrement imaginaires. C'est pourquoi la médiation de l'archéologie est l'un des thèmes de recherche du laboratoire Culture et Communication depuis plusieurs années. Ces recherches nous ont conduit à rencontrer beaucoup de professionnels, à travers plusieurs pays francophones, qui s'interrogent sur la manière de communiquer au grand public. Il apparaît que les très nombreuses questions que soulève la médiation de l'archéologie, commencent à être explorées en France. Ce forum représente l'opportunité d'un échange que nous pensons nécessaire entre professionnels et chercheurs, archéologues et communicologues, français et internationaux.

Pensez-vous que cette médiation auprès du grand public soit aujourd'hui à un niveau acceptable ?

C.S. : Il est difficile de juger du "niveau" de la médiation de l'archéologie auprès du public d'abord parce qu'elle varie fortement d'un site à l'autre. On trouve tout un panel de médiations qui va de l'absence totale de prise en compte du public à une visite exclusivement centrée sur l'expérience et qui place le vestige au second plan. Si un consensus latent se manifeste parmi les acteurs sur la nécessité de concilier les objectifs scientifiques, culturels et touristiques, la question principale est celle des moyens concrets pour atteindre un équilibre entre ces objectifs. Comment associer la promotion touristique d’un site ou d’une collection archéologique et une légitimité scientifique lors de sa mise en valeur ? Jusqu’où peut-on aller dans la promotion d’un lieu culturel et patrimonial ? Que peut-on s’autoriser et pourquoi ? L’objectif de ce colloque est de rassembler des experts qui discuteront, avec les acteurs, d’un certain nombre d’expériences exemplaires relatives à la mise en valeur du patrimoine archéologique, afin de déterminer quels sont les critères et les moyens d’une diffusion scientifique et culturelle de l’archéologie qui s’accorderait avec une valorisation touristique.

Quels sont les points pouvant être améliorés ?

C.S. : Les points à améliorer sont probablement dans un premier temps, une meilleure collaboration entre les spécialistes en archéologie et en médiation. Des réseaux de spécialistes (au niveau régional ou national comme il en existe au Québec et en Belgique notamment) pourraient être mis au service de la diffusion des savoirs archéologique. Enfin, des études devraient sans doute être menées dans différentes directions et concernant plusieurs médias (musées, sites bien sur, mais également télévision, site internet, etc).


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