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Quel bilan peut-on tirer sur les recherches transfrontalières de ces dernières années ?
X.D. : Les présentations de ces trois journées ont permis de mesurer la richesse des acquis pour plusieurs thèmes de recherche grâce à des travaux collectifs. Je pense notamment ces dernières années aux travaux sur le paléolithique, le néolithique et pour les périodes historiques aux recherches sur la céramique commune antique ou sur l’occupation des îles.
Quelles perspectives de recherche transfrontalières sont envisagées pour les années à venir ?
X.D. : Les perspectives de recherche pour les années à venir sont de plusieurs ordres.
En premier lieu, sur la formation universitaire et l’accueil de jeunes chercheurs.
En second lieu, sur la recherche a proprement dite par des travaux de terrain (fouilles et prospections). Plusieurs propositions ont été formulées. Parmi celles-ci, on peut citer l’étude de la vallée de la Siagne, la diffusion des matières premières à l’époque néolithique, l’occupation de la haute montagne, l’urbanisme antique, le paysage architectural médiéval (châteaux, églises, …).
En troisième lieu, sur la diffusion et la réalisation des résultats. Cette perspective passera par une meilleure mise en réseau des musées. Le développement de projets de mise en valeur et d’itinéraires archéologiques à l’image de ceux réalisés pour le tronçon de la via julia entre La Turbie et Vintimille..
Enfin, cette coopération scientifique institutionnelle devrait également favoriser les réflexions sur les questions de cartographies archéologiques, d’archéologie prédictive pour faire en sorte que le patrimoine et son étude trouvent toute leur place dans nos sociétés contemporaines. En quelques mots de permettre le développement et l’aménagement du territoire en se fondant sur une meilleure connaissance d’un riche passé.
Sommes-nous à l'aube d'une véritable intensification des rapports entre chercheurs italiens et français ?
X.D. : Je le souhaite pour ma part vivement mais, bien entendu, le contenu de ce projet ambitieux sera ce qu’en feront les chercheurs. Le cadre administratif est posé, les contacts sont pris, la volonté de faire est présente. Tout ceci doit se traduire maintenant par des actions concrètes. Le comité scientifique créé à cet effet devra servir d’aiguillon.
Existe-t'il des cas de rapprochement dans la recherche archéologique dans d'autres régions de France, avec notamment l'Espagne, la Suisse ou l'Allemagne par exemple ?
X.D. : A ma connaissance, il n’existe pas de protocole de coopération scientifique de même nature signé par le ministère de la Culture et de la Communication et un espace transfrontalier. Pour autant, dans d’autres régions transfrontalières, à l’initiative de tel ou tel partenaire institutionnel, ont été créés des échanges. Je pense à ce qu’a été fait depuis de très nombreuses années en Lorraine pour la création du parc archéologique de Bliesbruck-Reinheim, les publications et colloques dans le cadre du projet Sarre-Lor-Lux, les travaux en Franche-Comté avec la Suisse, la région Languedoc-Roussillon avec l’Espagne, la Corse avec la Sardaigne, …
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