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UN ROMAN PASSIONNANT
Avril 1860 : les Niçois votent pour unir leur destin à la France. Ce passage du royaume de Piémont-Sardaigne à l'Empire de Napoléon III fut une profonde mutation : changement de souverain, de nation, de lois, de langue officielle, d'institutions. Ce fut aussi une période exceptionnelle, faite d'incertitudes et de tiraillements, où les Niçois se trouvèrent au premier plan d'affrontements guerriers et diplomatiques. Découvrez l’état des dernières recherches historiques sur cette année décisive, suivies d’un passionnant roman qui vous transportera au cœur des événements.
DOSSIER SCIENCE
Alain Ruggiero en tant que Maître de conférences en histoire contemporaine, présente dans la première partie de l'ouvrage, le cadre historique des évènements de 1860 ainsi que le mode de vie des Niçois dans la 2e moitié du XIXe siècle. Cette partie est complétée par les interviews de plusieurs acteurs de la recherche historique et du patrimoine.
ROMAN
Pour résister à l’invasion autrichienne, deux frères, ouvriers au port de Nice, se sont engagés dans l’armée piémontaise. Malgré l’affection qui les lie, l’avenir politique de la ville les oppose. Flavio voit Napoléon III d’un bon œil. Mais Giulio, fasciné par le discours de Garibaldi, s'enthousiasme pour l'unité italienne, au risque de délaisser Agata, la jolie lavandière dont il est amoureux, et que tente de séduire un jeune Anglais. Du champ de bataille de Solférino à la conquête de la Sicile, les soubresauts de l’Histoire vont faire courir aux deux frères les plus terribles dangers…
Extrait de "Le Choix des Couleurs - 1860 : Quand Nice devint française"
"Le lendemain, sur le port, au moment d'embarquer, Giulio avait été assailli par le doute. Agata était pâle, les yeux rougis ; la mère pleurait. Lui-même avait la bouche sèche, la poitrine oppressée . Il devait encore soutenir le bras de son frère qui tremblait. Il avait douté alors, mais il était trop tard. Libérer la patrie, voilà qui était beau... Cela voulait dire courir baïonnette au canon et se faire faucher par la mitraille des fusils autrichiens. Cela voulait dire renoncer peut-être pour toujours à cette blancheur de chair qu'il avait entrevue, et qu'Agata semblait prête à lui céder. Quel dommage tout de même... Cette campagne ne serait pas une promenade de santé, tout le monde le savait... "
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